Dimanche Actu

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Au sommaire, la semaine burlesque de la famille Le Pen, les 4 motions déposés au PS, la grève des transports et de l'éducation qui a touché la France jeudi et la vente de 36 rafales à l'Inde.

Mais tout d'abord, revenons à la manifestation qui se tenait cette semaine place de la République à Paris, trois mois après cette journée historique en mémoire à Charlie Hebdo. Pour défendre nos droits, notre liberté, d'expression, de la presse. Pour la démocratie. Plus d'1.5 milllions de français étaient à Paris. Dans les rues. Un jour unique. Pour la première fois, les français se levaient, s'insurgaient pour quelque chose. Oui, pour pas contre la privatisation des écoles, pas contre le mariage pour tous. Pour certains c'était même leur première fois. Trois mois après cette vague Je Suis Charlie, il en reste quoi ? Oui, souvenez vous. Cette foule immense, ces larmes, ces cris. Ces applaudissements pour la police, ces politiques unis. Ce peuple debout. Ces nouveaux lecteurs si nombreux et si assidus pour la presse. Ces nouveaux afficionados des caricatures. Et bien. Rien. Si la politique a repris son cours et que au fond, ça ne surprend personne, si l'on n'applaudis plus la police, ça ne surprend personne. Et bien le peuple s'est rassis. Finis. Ceux qui le regrettent, qui tentent de s'activer à faire survivre l'esprit Charlie, l'esprit du 11 janvier, sont peu nombreux. Comme avant. Tout le monde a déjà oublié. Cette semaine, ce rassemblement à Paris ne rassemblait que quelques dizaines de personnes. Le logo Je Suis Charlie a pratiquement disparu. Le journal en vente n'est plus pris d'assaut. Le quotidien a donc repris le dessus. C'est bien dommage. Oui personne ne reprend le combat, personne ne veut suivre ce combat. A Charlie, on préfère encore se disputer les parts du gateau. Il est temps de se remettre à la lutte. Car oui, la menace plane encore. Cette semaine, TV5 Monde a été piraté, son antenne, ses réseaux sociaux. Et ce type de menace n'est pas sans rappeler ce que le fanatisme islamique prône. Une dictature de la pensée et une dictatures des idées.

Pendant ce temps là... Au Front National, la joie des départementales est déjà passée. Pour un parti qui se prétend différent, il y a pourtant bien au moins un point où il est comme les autres, c'est à la course au pouvoir. Oui, à qui aura la place quoi. Car suite aux propos de Jean-Marie le Pen sur l'existence des chambres à gaz, Marine le Pen a réagit. Jusqu'à annoncer qu'une procédure contre lui soit engagée. Une annonce démentie par le parti lui même. Le père devient donc un handicap pour la fille. Pourtant ses idées à lui n'ont jamais changée. Sauf que ça ne s'est pas arrêté là. Jean-Marie le Pen a d'abord mis en ligne un bandeau Jean-Marie le Pen 2017, laissant penser qu'il souhaitait se présenter en 2017, il a ensuite déclaré être candidat tête de liste en région PACA pour les régionales 2015. Ce que Marine le Pen exclue totalement. A la place, affaire de famille... Puisque ce serait Marion Maréchal le Pen. 

Le congrès du Parti Socialiste aura lieu en Juin à Poitiers et les motions ont enfin été présenté. Celle de Jean-Christophe Cambadélis, 1er secrétaire du parti, et soutient indéfectible au gouvernement a été rejoint par Martine Aubry. Face à lui, les frondeurs Aurélie Filipetti et Benoit Hamon, la Fabrique du changement avec Dominique Bertinoti et de nombreux proches à Ségolène Royal, et une quatrième motion plus militante. Une de ces quatre motions sera choisie à Poitiers pour définir la ligne du parti. 

Jeudi, les transport et l'éducation étaient perturbés par une grève contre l'austérité. Un mouvement plutôt bien suivi. Enfin, la France a vendu 36 rafales en Inde, un grosse commande, une des premières. 

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